23/12/2014

L'Imprudence croissante des cyclistes et piétons

En cette fin d’année 2014, la mortalité routière semble repartir à la hausse, avec une croissance plus marquée pour les piétons et les cyclistes.
Immédiatement les associations contre la violence routière apportent de l’eau au moulin de l’Etat en demandant d’abaisser encore les limites de vitesse ; bien que l’on sache tous que les objectifs sont différents (pour l’Etat il s’agit principalement d’enrayer la baisse de rentabilité des radars…).
Alors, de JT en reportages et talk-show, l’imprudence des victimes est mise en avant, avec un accent particulier pour les usagers des Vélibs. Il est vrai, tout le monde peut le constater, que tant les cyclistes que les piétons ne respectent généralement aucune des règles du Code de la Route et ne sont que très rarement verbalisés. Certains « anti-autos » avancent que rarement une collision entre un cycliste et une automobile provoque des dégâts corporels au conducteur de la voiture.
Ce que l’on oublie toujours de préciser dans ce débat est qu’en 1985, une loi dite Badinter, a institué une indemnisation quasi systématique des piétons et cyclistes fautifs.
Alors, si sur le plan humain, on comprend la vulnérabilité des victimes, il faut quand même remettre dans le débat l’aspect économique et l’impact sur les cotisations de l’assurance auto !

22/10/2014

LA MORT DES CLAUSE PREREDIGEES

Le  7 février 2014 (confirmé le 1er juillet), la Cour de Cassation a statué sur les déclarations pré-imprimées figurant sur les conditions particulières : elles sont ainsi devenues sans valeur.
questionnaire.jpgC’était pourtant bien pratique pour contourner l’obligation de conseil !
Désormais, pour être opposable, c'est-à-dire pour invoquer la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle), les déclarations doivent être formelles, donc résulter d’un questionnaire.
Ouf ! Qui n’a jamais été pris de doute en lisant ses CP ? En voyant tout ce que l’on est censé déclarer, sans bien en comprendre la portée ?
Bien sur, il va falloir revoir le processus de souscription qui s’en trouvera alourdi, mais ce changement est une vraie avancée pour le respect du client.

04/08/2014

Haute-Savoie, paradis ou enfer ?

 

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  Lorsqu’on débarque dans ce magnifique pays aux paysages à couper le souffle, on est vite surpris par le sentiment de liberté qui y règne pour les automobilistes : à peu près 1 sur 2 téléphone en conduisant, la plupart roulent bien au-dessus des limitations de vitesse, surtout en agglomération et sur les routes sinueuses, chacun de gare un peu n’importe où alors que de grands parking tendent les bras, pas de pitié pour les piétons, d’ailleurs de nombreux « zebras » sont quasi-effacés, etc.
Il faut dire que l’on voit rarement un képi à l’horizon (si l’on excepte les opérations tirelire de la gendarmerie sur la nationale 4 voies, où là quelques km/h de trop vaudront pas mal de sesterces et des points !).
Certains y verront donc un paradis de l’automobiliste !
L’envers du décor, c’est la sinistralité. Le Dauphiné du 19 juillet relatait une hausse de 40% de la mortalité en un an sur les routes de Haute-Savoie.
En cause, pas seulement l’irrespect du Code de la Route, mais l’alcoolémie et l’usage de stupéfiants.
A  cet égard, les motards paient un lourd tribu car il n’est pas de semaine sans qu’un véhicule ne viennent percuter un motard roulant normalement sur sa file. Dernier en date : le Maître d’Hôtel du restaurant étoilé Albert 1er qui a été tué en rentrant de son service (41 ans, 3 enfants…) par un jeune sous l’emprise d’alcool et de stupéfiant.
Vu sous cet angle, ces belles montagnes représentent plutôt un enfer.
A une époque où l’on parle beaucoup d’initiatives régionales, ne pourrait-on pas envisager des actions concertées des pouvoirs publics, des collectivités territoriales et des assureurs pour essayer de ramener les crétins des Alpes à la raison ?