01/10/2014

LES ASSUREURS N’AIMENT PAS LES SENIORS !

 

 

  Selon le dernier n° d’AUTOPLUS (n° 1360), les assureurs n’aimeraient pas les seniors ; en tout cas,  en assurance automobile !
Plusieurs compagnies (AXA, Amaguiz, …) surpriment fortement le 3e âge, quand elles ne les excluent pas tout bonnement de leurs souscriptions (Aviva, Eurofil, GAN, Groupama,…). Heureusement, il reste encore quelques assureurs qui traitent cette cible avec quelques égards :  maintien du niveau de cotisation, voire réduction (Macif, Allianz,…).
Pourtant, l’enquête du journal met le doigt sur les difficultés d’établir formellement une relation de cause à effet en âge et sinistralité.
On sait tous, et les assureurs en premier, que la cible des seniors est rentable car son pouvoir d’achat est supérieur, ses besoins de protection également et donc les garanties souscrites ; que le comportement est assagi pas rapport  à ses jeunes années ; et que le churn est réduit et le potentiel important.
Les éléments du dossier d’AUTOPLUS mettent en cause la véracité des éléments statistiques avancés pour surprimer les seniors : dommages corporels (mais beaucoup de victimes impliquées sont des piétons), fréquence (mais surtout de la tôle froissée). En revanche, moins d’accidents graves, moins de km parcourus…
Alors, qu’il faille mettre en place une vérification médicale au-delà d’un certain âge ou dès lors qu’une affection invalidante apparaît, cela ne fait aucun doute. Mais mettre tout le monde dans le même panier comme savent si bien le faire les assureurs (âge, profession, lieu d’habitation,…), NON.

La discrimination Homme/Femme a déjà été interdite au motif qu’il est impossible de démontrer a-priori  et de façon individualisée qu’un homme représente un risque différent d’une femme. Il est probable que d’autres critères subiront le même sort.
Ce dossier met en lumière encore une fois l’absence de politique marketing des assureurs : les seniors sont les bienvenus pour leur épargne (2/3 des avoirs financiers), pour souscrire des garanties Dépendance ou autre Prévoyance type Obsèques. En revanche, on aimerait s’en passer pour la Santé et maintenant pour l’Auto !

 

Alors, chers assureurs, un peu plus de cohérence dans vos politiques commerciales, s’il vous plait !

09/09/2014

Big Data : de Charybde en Scylla

La recherche du tarif le plus approprié à un client pousse l’assureur à prendre en compte de nombreuses données. D’ailleurs le Code des Assurance, impose au souscripteur de livrer  toutes les informations – à sa connaissance – de nature à évaluer le risque à prendre en charge…
Dans la pratique, pour les assurances de masse notamment, les déclarations résultent d’un 

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questionnaire fermé. En cours de contrat, l’assuré est tenu d’informer l’assureur des modifications  du risque limitativement énumérées dans les conditions générales.
On a depuis longtemps perçu les limites de la segmentation technique, c'est-à-dire aboutir à des clusters trop petits pour que les principes de répartition puissent s’appliquer. Multiplier les critères d’appréciation d’un risque pour faire payer le « juste prix » se heurte au principe même de l’assurance. De surcroît, les excès de cette pratique créent inévitablement des exclus, ce qui est socialement inacceptable.
De leur côté, les assurés supportent mal qu’on les enferme dans des boîtes à partir de critères dans lesquels ils ne se reconnaissent pas et surtout de facteurs sur lesquels ils ne peuvent avoir de maîtrise. Certes l’exercice d’une profession, l’âge, le lieu d’habitation, sont  des critères aisés pour tarifer mais pas explicatif à titre individuel. C’est ainsi que la distinction Homme/Femme a été proscrite il y a peu...
Ce qui justifie le mieux  un tarif, c’est l’exposition au risque et le comportement.
On peut être jeune et prudent au volant, habiter un chalet et savoir éviter les incendies, être un senior en meilleure santé qu’un jeune, etc.
Aujourd’hui, à l’aube d’une utilisation massive des données de tous ordres pouvant circuler et provenant de multiples sources, les assureurs vont être en mesure de suivre les comportements de leurs clients et ainsi d’adapter les tarifs…
Mais sur quelles bases statistiques ? Les données sont infinies et il est peu probable que l’on en détermine avec exactitude l’impact sur la sinistralité. Dès lors,  le « flicage » des comportements aura-t-il une réelle utilité ?
 

21/08/2014

Assureurs, avant de tout miser sur le digital, modernisez votre gestion IT

Les assureurs, et notamment les plus grands, ne parlent plus que du digital. Il n’y a qu’à voir les investissements tous azimuts d’AXA en la matière !

Dans le même temps, la compagnie n’est même pas capable de gérer des avenants : elle est obligée de remplacer les contrats à la moindre modification.

Et les conditions particulières de plusieurs pages sortent toujours imprimées en capitales comme en 1970 !

 

On a vraiment l’impression qu’une partie de la compagnie ignore l’autre ; c’est pourtant l’autre qui fait le business d’aujourd’hui !