09/10/2013

TRAVAILLER LE DIMANCHE ?

Depuis de longues semaines la nation s’agite autour de l’interdiction faite à certaines enseignes d’ouvrir le dimanche.
Notons que ces interdictions émanent d’actions menées par les syndicats de salariés, alors même que les salariés desdites enseignes sont favorables à l’ouverture le dimanche ! Ces derniers viennent même d’attaquer en justice les syndicats pour pouvoir travailler ; ubuesque !
Dans le même temps, les sondages montrent qu’une majorité de français est en faveur de ces ouvertures mais le gouvernement reste droit dans ses bottes ou plutôt dans son idéologie.
Si l’on remonte à l’origine du repos hebdomadaire, on trouve bien sur le Jour du Seigneur ; jour où lui-même s’était reposé en montrant l’exemple et qui doit être en partie consacré à la messe dominicale.
Qui aujourd’hui fréquente l’église le dimanche ? Bien peu de français à vrai dire. Quid des autres religions tout aussi respectables et, elles, en progression, qui n’ont pas leur Jour hebdomadaire  car on travaille en France le vendredi ainsi que pour  beaucoup le samedi ?

Quelle légitimité garde le dimanche par rapport à d’autres jours ?
Chacun ne pourrait-il pas librement choisir son jour ? (ah oui, attention à respecter la Loi Informatique et  Libertés…).

Et depuis le début du débat, on ne parle jamais de ceux dont le métier même est de travailler quand les autres se reposent ou s’amusent.  Ainsi, infirmières, hôtesses de l’air, transporteurs de voyageurs, policiers, pompiers, gendarmes, services d’urgence, … sont des professions qui travaillent régulièrement le dimanche et dont on ne fait pas grand cas.
C’est aussi bien sur sans compter les indépendants et chefs d’entreprises pour qui la marche de leur affaire passe avant les congés !
Au total, cela fait beaucoup de travailleurs du dimanche dans un pays où c’est interdit !

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23/09/2013

Tiers Payant généralisé, encore un non-sens!

On critique souvent les assureurs qui gèrent scrupuleusement les risques qu'ils prennent en charge et pilotent l'évolution des portefeuilles. Peut-être faudrait-il que ces assureurs proposent des cours pour nos gouvernants.

Après une non-réforme du système des retraites - seul un financement provisoire a été décidé - le Gouvernement entend généraliser le Tiers Payant aux médecins. Quand on sait ce que ce système déresponsabilisant coûte à la collectivité, on regrette que l'ENA ne comprenne pas d'enseignement d'assurance dans son programme. En tout cas, on ne leur confierait pas la gestion d'une compagnie; ce serait le meilleur moyen de faire faillite.
Mais au fait, il y a des énarques parmi les dirigeants d'assurance; AIE! 

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17/08/2013

D’une Société de permissivité à une Société de précaution

Pour ceux qui comme moi ont vécu les années 68 – que l’on ait été ou non sur les barricades – l’évolution actuelle de la Société française laisse perplexe. Durant toute notre jeunesse, l’objectif était d’être libre ; depuis la mini-jupe, la pilule, le rejet de l’Autorité qu’elle soit parentale, religieuse ou politique. On roulait vite sur les routes, on n’avait pas de ceinture de sécurité, on fumait partout, certains se droguaient… Non pas que cela soit exemplaire ou une fin en soi, mais c’était la tendance d’alors. Peu à peu, l’appétence au risque si caractéristique de la jeunesse a disparu. La liberté individuelle s’est effacée au profit de l’intérêt général et de la suppression du moindre risque. On peut considérer qu’aujourd’hui, en vertu du principe de précaution, l’aspirine ne serait jamais mise sur le marché. A force de réduire la vitesse, il n’y aura quasiment plus d’accident, parce qu’à zéro à l’heure…
Que l’on empêche les individus de représenter des risques pour autrui, c’est parfaitement compréhensible. Qu’on l’empêche de se mettre personnellement en danger, c’est son problème. Ainsi, la vitesse pour un motard, la ceinture de sécurité en voiture, le gilet de sauvetage en canoë, etc., ne représentent guère que des coûts sociaux. Alors, pour responsabiliser les preneurs de risques pour eux-mêmes, il suffit de leur appliquer des sanctions pécuniaires : primes d’assurance, ticket modérateur en SS, facturation des coûts de sauvetage… Mais par pitié, arrêtons de tout interdire !

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