02/05/2016

Big Data : révolution pour l’Assurance ?

Si le sujet phare pour l’Assurance (en dehors de la frénésie réglementaire, bien sur) semble être le Digital, alors que dans la plupart des cas il s’agit avant tout de numériser les process traditionnels des organisations en silos, la vraie révolution pourrait bien être le Big Data. Au-delà des incantations des consultants d’une part et du rejet par une partie des techniciens et actuaires d’autrlivr_big_data.gife part, l’introduction du Big Data dans tous les domaines de l’assurance (tarification comportementale, gestion des risques, gestion des contrats et des clients, indemnisation et fraude, gestion actif-passif,…) s’avère structurante pour la profession. S’il est peu probable que les grandes entités puissent changer fondamentalement leurs organisations et leurs outils de gestion, il n’en reste pas moins qu’elles devront intégrer cette nouvelle dimension, quitte à sous-traiter, conclure des partenariats, créer des start-up,…
Il est envisageable que de nouvelles entités voient le jour, fondant leurs business-models sur l’utilisation intensive du Big Data (news players, courtiers, grossistes,…).
Restent des questions fondamentales comme le partage des données, la mutualisation, la réduction des marges et, bien sûr, la règlementation.
Toutes ces interrogations sont soulevées, des éléments de réponses sont apportés, des hypothèses sont formulées, dans l’ouvrage « Big Data, opportunité ou menace pour l’assurance (éd. Revue Banque). Leurs auteurs, Patrick THOUROT (ex DG de SCOR et d’ATHENA et Kossi Ametepe Folly, actuaire chez Forsides France), nous livrent une analyse unique fondée sur la parfaite connaissance des mécanismes assurantiels.
La présentation de cet ouvrage fera l’objet de l’After-Work du CercleLab le 16 juin prochain (réunion gratuite, réservée aux membres du CercleLab).

14/03/2016

La Relation client en Assurance Vie : zéro pointé !

Très bientôt, on va parler de Relation-Client omnicanale au LAB (matinée-conférence du 31 marsrelation client image.jpg à ne pas manquer).
Bien sûr, on  abordera le sujet de façon transversale, c’est-à-dire toutes branches, tous types d’intervenants confondus.
Pourtant, il me semble intéressant de descendre un peu dans les spécificités propres à chaque branche. Ainsi, sur un panel qui se veut absolument non-représentatif, c’est-à-dire Moi et mes quelques contrats Epargne-Vie que j’ai pu souscrire (HSBC Assurance, GAN, CNP, …) on ne peut que constater l’absence de contact en cours de vie du contrat hormis la réception du relevé de situation une fois l’an.
Et, surtout, jamais de sollicitation pour effectuer de nouveaux versements. Ces campagnes marketing que je pratiquais régulièrement alors que j’étais en charge du développement des particuliers du Groupe CRI (devenu depuis Humanis) avaient non seulement l’avantage de rapporter des souscriptions en vente à distance à moindre frais (ad-selling vers les clients en portefeuille) et, surtout, de ne jamais être exposé à la négociation des frais sur versement…
Au moment où tant d’assureurs s’emballent à propos des Objets Connectés, prétendument solution miracle de la Relation-Client, ne ferait-on pas bien de revenir un peu aux basiques ?

11/03/2016

L'Assurance Vie n'est pas à un paradoxe près


Les professionnels se félicitent des résultats de l'Assurance Vie en 2015, ainsi que des tendances observées en ce début 2016 : la croissance est au rendez-vous, et les quelques mois d'inquiétude de l'an passé sont déjà oubliés.
Pourtant, à y regarder de plus près, ce marché de l'Epargne est truffé de contradictions :

  • on continue à rémunérer entre 2 et 3% les contrats Vie alors que les placements effectués par les compagnies sont aujourd'hui bien inférieurs, voire négatifs en ce qui concerne des obligations d'état. Certes, comme le rappelait récemment Henri de Castries sur BFM, le cycle long de l'Assurance Vie permet de choisir des investissements à espérance de rémunération supérieure quoique plus risqués. Jusqu'à quand ?
  • la baisse de rendement de l'épargne impacte la capacité de rémunération des forces commerciales, d'autant plus que la volonté des intervenants de favoriser les UC nécessite – normalement – un effort accru de conseil et de persuasion.
  • Cette réorientation vers la vente d'UC - bien souvent au mépris d'un traitement équitable des clients (cf. différenciation des taux servis sur le fonds Euros en fonction de la souscription d'UC !) – se heurte à la faible appétence au risque de la part de la clientèle et, à n'en pas douter, au devoir de conseil.

Alors, l'Assurance Vie à la croisée des chemins ?
On en parle au LAB le 30 mars