08/10/2014

Big Data : Les assurances de Personnes en 2025

27 février 2025 : M. Durieux reçoit une alerte sur son smartphone. C’est un message de son assureur 

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Prévoyance : son bracelet connecté vient de signaler que depuis 2 jours, il n’avait pas effectué  les 10.000 pas quotidiens auxquels  il s’est engagé en souscrivant son contrat…

10 mars 2025 : M. Bertrand est informé par un SMS  de sa compagnie d’assurance que son activité sur Facebook n’est pas compatible avec la garantie qu’il a souscrite et surtout, le tarif appliqué. En effet, M. Bertrand vient de rejoindre sur Facebook un groupe d’amateurs  de kite-surf…

15 mars 2025 : M. Walter reçoit une lettre e-recommandée de son assureur GAV ; le contenu indique qu’en application de l’article 28 des CG, l’assureur fait usage de son droit de résiliation à la prochaine échéance…
Explication de texte : les CG prévoient l’exclusion de certains sports et activités dangereuses à titre professionnel, mais pas en amateur. Or, M. Walter a  échangé  récemment  sur les RS à propos de sauts en parapente…

 

Si l’on aimerait que l’Assurance soit vue comme un ange gardien, avec le Big Data ce sera plutôt Big Brother…

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01/10/2014

LES ASSUREURS N’AIMENT PAS LES SENIORS !

 

 

  Selon le dernier n° d’AUTOPLUS (n° 1360), les assureurs n’aimeraient pas les seniors ; en tout cas,  en assurance automobile !
Plusieurs compagnies (AXA, Amaguiz, …) surpriment fortement le 3e âge, quand elles ne les excluent pas tout bonnement de leurs souscriptions (Aviva, Eurofil, GAN, Groupama,…). Heureusement, il reste encore quelques assureurs qui traitent cette cible avec quelques égards :  maintien du niveau de cotisation, voire réduction (Macif, Allianz,…).
Pourtant, l’enquête du journal met le doigt sur les difficultés d’établir formellement une relation de cause à effet en âge et sinistralité.
On sait tous, et les assureurs en premier, que la cible des seniors est rentable car son pouvoir d’achat est supérieur, ses besoins de protection également et donc les garanties souscrites ; que le comportement est assagi pas rapport  à ses jeunes années ; et que le churn est réduit et le potentiel important.
Les éléments du dossier d’AUTOPLUS mettent en cause la véracité des éléments statistiques avancés pour surprimer les seniors : dommages corporels (mais beaucoup de victimes impliquées sont des piétons), fréquence (mais surtout de la tôle froissée). En revanche, moins d’accidents graves, moins de km parcourus…
Alors, qu’il faille mettre en place une vérification médicale au-delà d’un certain âge ou dès lors qu’une affection invalidante apparaît, cela ne fait aucun doute. Mais mettre tout le monde dans le même panier comme savent si bien le faire les assureurs (âge, profession, lieu d’habitation,…), NON.

La discrimination Homme/Femme a déjà été interdite au motif qu’il est impossible de démontrer a-priori  et de façon individualisée qu’un homme représente un risque différent d’une femme. Il est probable que d’autres critères subiront le même sort.
Ce dossier met en lumière encore une fois l’absence de politique marketing des assureurs : les seniors sont les bienvenus pour leur épargne (2/3 des avoirs financiers), pour souscrire des garanties Dépendance ou autre Prévoyance type Obsèques. En revanche, on aimerait s’en passer pour la Santé et maintenant pour l’Auto !

 

Alors, chers assureurs, un peu plus de cohérence dans vos politiques commerciales, s’il vous plait !

23/09/2014

Big Data : scénarios pour 2025 : l’habitation

12 février 2025 : M. Martel rentre à son  domicile en fin de journée. Arrivé devant son garage, il a la mauvaise surprise de constater que la porte refuse de s’ouvrir à l’approche de son véhicule. Sur le perron, il remarque que la porte principale de sa résidence est entr’ouverte ; inquiet, il inspecte les lieux : pas de doute, la maison a été visitée et de nombreux objets ont disparu. Pourtant, son habitation était sous surveillance électronique et les protections étaient  enclenchées !
L’explication : les cambrioleurs ont pris le contrôle du système de protection et de la commande à distance ; les ouvertures ont été déverrouillées, le signal d’appel vers la société de protection a été neutralisé. Aucune trace d’effraction, donc sa garantie vol ne peut être mise en œuvre et, sa résidence étant bien protégée, il n’avait pas souscrit l’option « e-cambriolage ».

1er  mars 2025 : M. Hugo est informé par son assureur que sa garantie est

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 suspendue pour inhabitation prolongée. En effet, la clause prévoit le cas d’absence longue mais aussi de cumul de petites absences. Ses connexions, ses achats, sa consommation électrique, etc. - données disponibles sur le Cloud- montrent que M. Hugo s’est absenté plusieurs fois de son domicile depuis le début de l’année.

 

12 mars 2025 : Mme Martin est appelée sur son lieu de travail par sa compagnie d’assurance. Il lui est demandé de regagner immédiatement son domicile car elle l’a quitté ce matin en laissant en marche le lave-vaisselle, ce qui représente un risque accru de dégât des eaux.  Cet appareil est en effet « connecté » et transmet régulièrement des informations sur son fonctionnement au fabricant, au fournisseur de poudre à laver et à l’assureur…
A défaut d’aller immédiatement  mettre l’appareil hors tension, la clause de négligence des moyens de prévention sera appliquée (déchéance).


C’est beau la vie avec les objets connectés…

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