06/10/2015

Et si la « Kodakisation » de l’Assurance venait d’où on ne l’attend pas ?

L’essor de l’économie collaborative avec ses succès comme UBER et AirBnB a déclenché une Kodak.jpg
vague de fantasmes chez les assureurs de tous secteurs. « L’Uberisation » de leur activité
semble représenter une réelle menace et les force à réagir, à revoir leur modèle économique.

Plus violent, on parle maintenant de « kodakisation » pour faire référence ni plus ni moins à cette entreprise leader mondial dans son métier (la photo argentique) et qui, bien qu’ayant été pionnière du numérique (brevets déposés notamment) n’a pu/su se remettre en cause et a purement et simplement disparu.
Cet exemple funeste est bien sûr à méditer pour les assureurs. Légion sont les consultants et augures de toutes espèces qui prédisent l’arrivée imminente dans le Landerneau assurantiel d’un GAFA contournant les règles qui régissent la profession. Il est vrai que l’Assurance n’est pas une profession aimée (ou qui a su se faire aimer) tant des autorités que du Grand Public et que ce dernier sera peu enclin à la défendre, à l’instar des taxis, buralistes, banquiers, notaires,…
L’explosion du digital pousse les assureurs à se réformer en comptant sur ce nouveau mirage pour reconquérir et fidéliser leurs clientèles, et, dans cette quête, misent sur les IoT* en lançant de façon désordonnée des objets connectés et applis de toutes sortes qui vont du gadget (montre connectée) à l’intrusion dans la vie privée (analyse des comportements via le big data).
Les mieux placés pour diffuser ces IoT ne sont certainement pas les assureurs envers qui les assurés restent soupçonneux. Peu d’ailleurs se déclarent prêts à partager avec eux leurs données dites sensibles.
On peut imaginer que la kodakisation de l’assurance – en tout cas pour la partie Dommages aux Biens – peut venir de ces IoT qui constituent des moyens de changer l’approche des risques : prévenir avant tout, indemniser si la prévention a échoué.
Ainsi, en Auto et Habitation, les voitures connectées (pas tout de suite quand même !), les systèmes d’alerte, de prévention incendie, de détection de fuite d’eau, de tentative d’intrusion, peuvent devenir des substituts  des contrats auto et MRH.
Ce qui est alors vendu est un Service. Si celui-ci échoue, c’est la garantie de bonne fin qui entre en jeu, donc la RC produit du fabricant.

Ainsi, la kodakisation de l’assurance Dommages se ferait par la RC entreprise. On voit bien le risque évident de démembrement de la MRH : seules resteraient les garanties RC.

Une petite révolution…

On commence à en parler le 15 octobre au LAB ? Voir le programme 

 

*IoT : Internet of Things (objets connectés)

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