11/09/2013

Un futur marché pour la Dépendance (suite)

En fait, le marché de la Dépendance pourrait très bien se structurer de la façon suivante :

-          D’une part, un marché de rentes  - ça les assureurs savent à peu près faire – qui ne concernerait que la dépendance totale et resterait contingenté à une prestation strictement financière. On pourrait même, pour tranquilliser les actuaires imaginer qu’il ne s’agisse que d’une garantie à cotisations définies comme on dit dans les contrats de retraite supplémentaire…

 

-          D’autre part, un marché de services sur lequel interviendraient des acteurs en mesure de proposer de vrais services concrets pour les dépendants partiels  souhaitant bien sur rester à leur domicile : aménagement des locaux, ménage, portage de plats, aide aux gestes de la vie quotidienne, accompagnements divers, etc.
Dans ce domaine, l’Assureur n’a aucune légitimité et ne sait pas organiser ce type de prestation.
Mais il reste possible d’imaginer une formule d’épargne qui permettrait de financer partiellement ces prestations de dépendance …

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09/09/2013

TROIS RAISONS POUR NE PAS CROIRE AU MARCHE DE LA DEPENDANCE

Les assureurs attendaient le fameux 5e risque promis par l’ancien Président. Les caisses de l’Etat et les capacités contributives des français étant au plus bas, on sait maintenant qu’il n’y aura rien. Mr « Moi-Président » l’a reconnu.
Le marché de l’Assurance Dépendance Privée est donc ouvert.
Cependant, il existe bien des raisons pour que cela ne marche pas !

Rappelons-nous nos enseignements (cf. Mercator sur le Marketing-Mix*) et essayons d’en tirer les conclusions qui s’imposent :

1.       L’Individu a toujours fait preuve d’un rejet psychologique de se voir physiquement diminué. Donc l’idée même de s’imaginer dans un fauteuil roulant, voir alité définitivement n’est pas porteuse de désir. Souvenons-nous des efforts déployés dans les années 70 pour essayer de vendre de l’Individuelle Accident que les clients ne voulaient pas (les assureurs eux en voulaient… eu égard au S/P !).
Par ailleurs, les attentes des personnes concernées sont d’abord d’ordre pratique : aide à s’y retrouver dans le maquis des aides, des possibilités existantes ; alors que les assureurs proposent surtout une solution financière.

2.       Le marché est-il aussi important que beaucoup l’espèrent ? Certainement pas.
En gros il y a trois grands segments :
. les ménages aisés : pour eux, cette assurance est inutile car ils ont les moyens de faire face. Dommage, car ce sont les seuls disposant des moyens d’en payer les primes.
. les pauvres : un vrai besoin, mais pas de moyens financiers ; circulez !
. la classe dite moyenne : c’est la seule qui soit solvable, encore que comme le montrent les études de Free-Thinking, elles développent un sentiment de paupérisation dans cette crise qui s’éternise et face aux taxations qui les visent principalement. Leur recherche actuelle est plutôt de faire des coupes-sombres dans leur budget. Et comme le tarif est très élevé pour obtenir une rente permettant de faire face à un placement en maison médicalisée, peu se laisseront convaincre.

3.       Ce risque est mal appréhendé par les actuaires qui ne disposent pas des statistiques nécessaires pour le peser sur une échelle de temps longue. Par ailleurs, la mise en place de Solva 2 n’arrange pas les choses.
Le risque est alors celui de la re-tarification par les compagnies, de la fermeture des souscriptions et donc, pour ceux qui perçoivent cette éventualité, un vrai problème de crédibilité des assureurs pour  prendre en charge des risques sociétaux.

En conclusion, on ne doit donc pas s’attendre à grand-chose en termes de nouveau marché, en tous cas du côté des assureurs, car de nouveaux intervenants pourraient être intéressés…
 Ces remarques en toute impartialité car je viens de souscrire une assurance dépendance à titre personnel J

Christian PARMENTIER

 

·         Si un seul élément du mix-marketing échoue, c’est l’ensemble du plan qui est concerné

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28/06/2013

Et si les assurés réfléchissaient ?

 

 

Chers assurés qui exigez de façon plus en plus véhémente des tarifs compétitifs de la part de vos assureurs en vous basant sur un nombre de critères très restreint pour juger de la qualité de votre contrat, prenez la peine de mieux soupesez ce qui est vraiment important !
Il est vrai, à votre décharge que les assureurs, qui ont mis longtemps à intégrer les notions de base du marketing, s’y sont un peu perdus en multipliant les offres gadget, les mois gratuits, les argumentations fallacieuses, les comparaisons réduites…
Si, plutôt que de se lancer dans une guerre des tarifs destructrice, ils avaient un peu plus œuvré pour développer un minimum de culture du risque chez leurs clients, vous pourriez peut-être mieux cerner aujourd’hui vos besoins en fonction des risques réels et résister aux offres « bidon », souvent le fait de non-assureurs, mais pas que...
Ainsi, ne fonder son jugement en assurance auto que sur le niveau de la prime, la présence de la garantie tous-risques et la franchise, est on ne peut plus réducteur.
Imaginer que l’on paie cher son assurance au motif que son véhicule a vieilli, c’est méconnaître que le principal risque est celui de sa responsabilité et donc des coûts engendrés par un accident corporel dont on serait responsable : des centaines (voire millions) d’euros.
Limiter sa garantie Mobilier en MRH de façon à ce que soient couverts les quelques objets de valeurs qui pourraient être dérobés, c’est méconnaître la responsabilité qui pèse sur le locataire (coût de l’immeuble entier) ou l’occupant vis-à-vis de son voisinage (responsabilité en cas d’explosion par exemple).
Choisir sa complémentaire santé en fonction des forfaits optiques et dentaires, c’est ignorer qu’en cas d’intervention chirurgicale lourde, les dépassements d’honoraires peuvent vite être extravagants et poser un réel problème.
Acheter des garanties « de poche » ardemment proposées lors de l’achat de mobiles, de voyages, de pneus, etc., c’est financer des marges extraordinaires (jusqu’à 70% !) chez les distributeurs ; jusqu’à parfois représenter l’unique bénéfice de la vente !
Et si l’on cumule quelques unes de ces assurances que l’on nomme injustement « affinitaires » on parvient à une addition qui peut allègrement dépasser celle de vrais contrats qui vous protègent.
Alors, de grâce, faites preuve d’un peu de jugeote et de beaucoup de courage : étudiez sérieusement ce qui est proposé.
Christian PARMENTIER

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