08/10/2015

Les Furets, shame on you

   
La campagne de pub du comparateur Les Furets est bien sympathique par certains côtés. Dommage cependant de tomber dans l’outrance. Fallait-il vraiment pour valoriser la proposition commerciale caricaturer à l’extrême une profession (en l’occurrence, courtiers et agents) ? Cela ne fait en tout cas pas partie des bonnes pratiques promues par les pros de la Com. D’ailleurs, pourquoi s’en prendre à une profession vers qui le comparateur enverra sans doute certains de ses leads ? Les assureurs apprécieront ! Les quelques levées de boucliers ont, semble t-il, eu pour effet d’atténuer la violence de l’argumentaire mais avec, en contrepartie, la création du site « blindardassurance.com » mettant en scène l’intermédiaire roulant sur l’or au détriment de ses clients.
Comment peut-on oser une telle mascarade ? Montrez-nous ces intermédiaires !
Bien au contraire, ils sont tous les jours au combat pour apporter à leurs clients le service qu’ils attendent, sans gadget, pour les conserver malgré les politiques erratiques des compagnies.
Regardez aujourd’hui ce que font les assureurs de la Côte d’Azur ! Présents aux côtés des sinistrés dès dimanche.
Par pitié, arrêtons ces argumentaires bidons et malsains (même en faisant croire que c’est du second degré) car c’est par eux que l’on fragilise encore plus la profession aux yeux des consommateurs et la rend vulnérable aux Uber potentiels.

06/10/2015

Et si la « Kodakisation » de l’Assurance venait d’où on ne l’attend pas ?

L’essor de l’économie collaborative avec ses succès comme UBER et AirBnB a déclenché une Kodak.jpg
vague de fantasmes chez les assureurs de tous secteurs. « L’Uberisation » de leur activité
semble représenter une réelle menace et les force à réagir, à revoir leur modèle économique.

Plus violent, on parle maintenant de « kodakisation » pour faire référence ni plus ni moins à cette entreprise leader mondial dans son métier (la photo argentique) et qui, bien qu’ayant été pionnière du numérique (brevets déposés notamment) n’a pu/su se remettre en cause et a purement et simplement disparu.
Cet exemple funeste est bien sûr à méditer pour les assureurs. Légion sont les consultants et augures de toutes espèces qui prédisent l’arrivée imminente dans le Landerneau assurantiel d’un GAFA contournant les règles qui régissent la profession. Il est vrai que l’Assurance n’est pas une profession aimée (ou qui a su se faire aimer) tant des autorités que du Grand Public et que ce dernier sera peu enclin à la défendre, à l’instar des taxis, buralistes, banquiers, notaires,…
L’explosion du digital pousse les assureurs à se réformer en comptant sur ce nouveau mirage pour reconquérir et fidéliser leurs clientèles, et, dans cette quête, misent sur les IoT* en lançant de façon désordonnée des objets connectés et applis de toutes sortes qui vont du gadget (montre connectée) à l’intrusion dans la vie privée (analyse des comportements via le big data).
Les mieux placés pour diffuser ces IoT ne sont certainement pas les assureurs envers qui les assurés restent soupçonneux. Peu d’ailleurs se déclarent prêts à partager avec eux leurs données dites sensibles.
On peut imaginer que la kodakisation de l’assurance – en tout cas pour la partie Dommages aux Biens – peut venir de ces IoT qui constituent des moyens de changer l’approche des risques : prévenir avant tout, indemniser si la prévention a échoué.
Ainsi, en Auto et Habitation, les voitures connectées (pas tout de suite quand même !), les systèmes d’alerte, de prévention incendie, de détection de fuite d’eau, de tentative d’intrusion, peuvent devenir des substituts  des contrats auto et MRH.
Ce qui est alors vendu est un Service. Si celui-ci échoue, c’est la garantie de bonne fin qui entre en jeu, donc la RC produit du fabricant.

Ainsi, la kodakisation de l’assurance Dommages se ferait par la RC entreprise. On voit bien le risque évident de démembrement de la MRH : seules resteraient les garanties RC.

Une petite révolution…

 

 

*IoT : Internet of Things (objets connectés)

19/09/2015

HUMAN PSYCHO

    

Human psycho.jpg

  Le transhumanisme, concept futuriste et imaginaire pour beaucoup, est en fait déjà une réalité.    L’implantation d’aides technologiques pour pallier les déficiences du corps humain (prothèses, pacemakers, etc.) est une avancée médicale unanimement saluée.
De là, il est maintenant envisagé « d’améliorer l’existant » ; ex. de redonner un peu de vision à un aveugle, on s’approche de la vision normale et demain une vision « augmentée ».
Le mixage de l’humain et de la biotechnologie est en marche ; il peut atteindre des résultats qui méritent une réflexion approfondie en termes d’éthique.
Et si le couplage IT/Humain permettait d’atteindre l’immortalité ? Depuis plusieurs année déjà Laurent Alexandre* nous prévient : l’homme peut vivre 150 voire 250 ans en étant « réparé » au niveau de l’ADN ; il peut être modifié pour retarder toujours cette fatalité (voir son ouvrage « La Mort de la Mort »)
Dans son premier roman, Alexandre RISPAL, assureur de son état nous emmène dans un monde qui a réussi la prouesse de l’immortalité, en tout cas celle de l’esprit.
Au-delà, ça fait peur, ça fait réfléchir ; apparemment, ce qu
e personne ne fait aujourd’hui.
Vous retrouverez Alexandre Rispal au Colloque du LAB le 17 novembre prochain.