20/08/2015

Pourquoi la RC médicale coute t-elle aussi cher ?

 Urgence.jpg Un petit passage aux urgences de l’hôpital de Sallanches (74) subi par mon épouse durant ces vacances estivales suffit pour s’en faire une idée : Après un accueil rapide en pleine nuit (1h30) pour d’affreuses douleurs abdominales, la prise en charge médicale a été au-dessous du pire. On m’avait pourtant déjà bien prévenu qu’il fallait éviter cet établissement, mais on ne maîtrise pas les accidents ou maladies soudaines !

. Une absence flagrante de diagnostic, alors qu’à partir de symptômes, tout un chacun consultant Doctissimo est en mesure de suspecter une occlusion intestinale …
. Administration de morphine (semble t-il formellement déconseillée dans ce cas !)
. Attente de l’équipe de jour… qui, elle, a accéléré le mouvement, car, comme l’a indiqué plus tard le chirurgien : « il était grand temps ».
La faute à qui ? Au total 11 heures aux urgences avant d’être opérée.

Conclusion : il existe bien un service d’accueil 24/24 mais pas de compétence de nuit.
Est-ce un cas isolé ou ce phénomène se répète t-il ailleurs ? Dans ce cas il ne faut pas s’étonner des prix de l’assurance !

 

NB : je ne sais pas qui assure la RC médicale de l’hôpital de Sallanches (peut-être mes amis de MACSF ?), mais il serait urgent de jeter un œil sur le risque qu’il représente…

03/08/2015

L’Excellence de la Relation vue côté Client…

Le 23 mars dernier, je postais sur ce Blog un papier intitulé « les centres d’illusion de relation client » qui dénonçait les pseudo-politiques de Relation-Client des assureurs et banquiers.
Aujourd’hui, j’ai enfin trouvé la recette d’une Relation Client sans problème pour le client ; elle tient en 3 principes :
1. Ne rien avoir à demander 

2. Connaître personnellement un membre du Comex
3. Disposer d’un potentiel de nuisance sur les réseaux sociaux

Hors de ces trois principes, tout se gâte ! Mon expérience de ces derniers mois l’atteste :
- changement de coordonnées bancaires non prises en compte après plusieurs mois
- nouvelle souscription on-line calamiteuse
- services qui sont difficilement joignables (arborescence infinie au téléphone : tapez 1, puis 2, puis 5, enfin – comme l’a repris une humoriste : faites étoile…)
- impossibilité d’adresser un message via le site
- incompétence des services clients et inaccessibilité des services Gestion, qui ne rappellent jamais
- sites Internet très mal conçus ; depuis ceux des comparateurs jusqu’à ceux des compagnies (je reviendrai prochainement sur cet aspect)
- etc.
M’en ouvrant à mon entourage, j’imaginais pouvoir être un cas particulier, et notamment parce que je lisais ce qu’on m’envoyait et cherchais à comprendre ce que je devais signer. Nenni, mon entourage m’a confirmé ; cela arrive à tous, sauf que pour la plupart, il faut subir…


15/07/2015

Pourquoi créer un Groupement des Comparateurs ?

A l’occasion de la Matinée-conférence du LAB le 23 juin dernier, Olivia GUERNIER, Déléguée Générale du Groupement des Comparateurs d’Assurance et de Banque a développé la nécessité pour cette profession de disposer d’un organisme représentatif.
Nous lui avons soumis 3 questions pour les lecteurs du BLOG  du LAB et du Blog Sauvons l'Assurance

 

1/ Quelles raisons ont présidé à la création d’un Groupement des Comparateurs ?

 

Toutes les professions, à un moment donné de leur évolution, se fédèrent et se structurent : il s’agit d’une démarche naturelle qui consiste, à un certain stade de maturité, à dépasser la simple logique de concurrence pour travailler ensemble sur des projets et des enjeux communs.

La démarche des comparateurs d’assurances n’a pas été différente : après une douzaine d’années d’existence en France, ils ont éprouvé le besoin de se fédérer pour identifier et bâtir des positions communes et surtout pour proposer un interlocuteur représentatif aux autres professionnels et institutions du secteur.

Les problématiques communes avec les comparateurs de crédit et de services bancaires sont rapidement apparues, d’où l’extension du groupement qui se nomme désormais Groupement des Comparateurs en Assurance et Banque.

 

2/ A quels futurs enjeux seront confrontés les comparateurs ?

 

La perception du métier est un enjeu majeur : trop d’idées reçues subsistent encore sur le fonctionnement, le modèle économique ou la régulation des comparateurs de services financiers. A nous d’aller à la rencontre du secteur dans un esprit d’écoute pour comprendre les interrogations et y répondre le mieux possible, tout en effectuant un travail de conviction sur notre valeur ajoutée.

L’autre enjeu concerne la veille de notre environnement réglementaire. Celui-ci est particulièrement dense et mouvant du fait de notre double facette : à la fois intermédiaires financiers et opérateurs de services en ligne. Nos adhérents sont des PME, ils n’ont pas nécessairement les ressources internes pour anticiper tous ces changements, c’est aussi le rôle du groupement de les y aider.

 

3/ Quelles sont les missions actuelles du GCAB, quelles sont les missions à venir, vers quels publics ?

La première mission est de représenter la profession auprès du secteur de l’assurance : après le Gema, nous souhaitons aller à la rencontre des différentes parties prenantes, assureurs, banques mais aussi courtiers et bien sûr les institutions de régulation.

En ce qui concerne les consommateurs, là encore la pédagogie et la confiance constituent des priorités. Nous allons notamment travailler sur une charte de bonnes pratiques dont l’ambition est d’aller encore plus loin que les engagements réglementaires auxquels nous sommes soumis.

 

En outre, comme tous les autres intermédiaires en assurance, nous regarderons avec vigilance les changements qui interviendront dans le cadre de la révision de la directive DIA.